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ESCUDIÉ
Virginie |
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English |
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Du
"développement" et de la "technologie"
- Impasses des représentations exogènes et
émergence de programmes alternatifs. |
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| Centre
de recherche : |
Laboratoire d’études et de recherches sur l’économie,
les politiques et les systèmes sociaux (LEREPS) |
| Directeur
de recherche : |
François
MORIN, Professeur de Science Économique
à l’Université Toulouse 1 Sciences sociales. |
| Membres
du jury : |
Gabriel COLLETIS, Professeur de Science Économique
à l’Université Toulouse 1 Sciences sociales.
Nicolas GORJESTANI, Responsable en chef de la
section Connaissance et Apprentissage de la région Afrique
à la Banque Mondiale.
Serge LATOUCHE, Professeur émérite
de Science
Économique de la Faculté
Jean Monnet - Paris 11.
François
MORIN, Professeur de Science Économique
à l’Université Toulouse 1 Sciences sociales.
Jacques
PERRIN, Professeur de Science Économique
à l’INSA Lyon, Directeur de Recherche au CNRS.
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| Année
de soutenance : |
2004 |
| Discipline
: |
Sciences
Economiques |
| Accés
au texte intégral : |
PDF |
| Cotes
catalogue BU UT1 : |
BU Arsenal : TG1001-2004-4 (Exclu du prêt)
BU Manufacture : TSE2004/ESC (Prêtable) |
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Résumé
: |
L'objectif
de cette thèse est de repérer les logiques à
l'oeuvre dans les politiques de développememt pour mieux
comprendre les résultats passés et interpréter
les initiatives nouvelles. La notion de "représentation"
est mobilisée pour identifier, derrière l'apparente
neutralité des termes, le fort contenu normatif du développement
et de la technologie. L'analyse de l'évolution sémantique
des termes met en évidence une forme de cohérence
représentationnelle entre une technologie et un développement
conçus comme étant neutres et universels. Ces représentations
exogènes se traduisent, dès les années 50,
par l'élaboration de stratégies de "transfert
technologique". Malgré la diversité théorique
et idéologique qui caractérise l'histoire du développement,
cette dernière se construit alors sur la base de ces représentations
similaires. Compte tenu des résultats mitigés de
ces politiques et des impasses théoriques ici soulignées,
la remise en cause de ces représentations s'avérait
pertinente. Or, cette dernière s'inscrit dans une tendance
observable, depuis 25 ans, au sein des sciences sociales et humaines.
L'analyse de cette évolution révèle un tournant
paradigmatique autour de "l'action dotée de sens".
L'émergence de théories et disciplines nouvelles
fondées sur une approche transdisciplinaire du "développement"
et de la "technologie" s'inscrit dans cette logique
pragmatique et interprétative. Les deux notions sont appréhendées
comme des faits sociaux, des réalités construites
et situées, porteuses de sens pour les acteurs. La récente
mise en oeuvre du programme "Connaissances autochtones"
par la Banque mondiale témoigne de cette évolution
au sein des politiques. L'analyse de cette initiative révèle
des représentations endogènes du développement
et de la technologie qui substituent à la prépondérence
de l'expert et de la modernité celle de l'acteur et de
la tradition. |
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| Title
: |
The
Failure of Exogenous Representations And The Emergence of New Programs. |
| Abstract
: |
The
thesis aims to examine the logic of development policies in order
to gain a better understanding of the results obtained in the
past and to interpret new programs. The notion of "representation"
is introduced to uncover the normative meaning of the terms "development"
and "technology" under their apparent neutrality. The
analysis of the semantic evolution of those terms reveals how
they have developed to form a coherent set of representations,
presented as neutral and universal. Since the 1950's these exogenous
representations have manifested themselves through the strategies
elaborated for the transfer of technology. In spite of the theoretical
and idelogical diversity that characterises the history of development,
the latter has subsequently been based on those representations.
Given the mixed outcome of the resulting policies and theoretical
impasses outlined in this thesis, it appears necessary to question
these representations. This debate is inscribed within a current
of thought that has developed over the last 25 years in the field
of humanities. The analysis of that current reveals how the notion
of "meaningful action" initiated a shift of paradigm.
The emergence of new theories and disciplines based on an interdisciplinary
approach to development and technology is in keeping with the
pragmatic and interpretative logic that characterises the new
paradigm. Development and technology started to be appehended
as a social facts, as constructed realities located specifically,
meaningful for the actors. The recent "indigenous knowledge
program" developed by the Word Bank testifies to a parallel
evolutionin the policies. The analysis of this initiative reveals
endogenous representations of development and technology which
give precedence to the actor and tradition over the expert and
modernity. |
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